Dans sa deuxième chronique, le metteur en scène Michael Disanka revient sur sa performance, créée le mois dernier au Kunstenfestivaldesarts, un hommage à sa mère disparue. Pour ce faire, il a traversé les ruines de l’histoire du Congo tapie des charniers et génocides oubliés. Mais plutôt qu’un théâtre qui rejoue la violence de la domination coloniale pour la critiquer, Disanka croit en la poésie comme forme de résistance, le corps étant une porte vers un autre monde, sacré. C’est seulement ainsi que l’on peut s’approcher de la vérité – non pas la vérité historique, mais celle de l’âme éternelle.